Avertissement : contenu adulte
on est allongés sur le lit
j’ai une vue magnifique sur ses longs cheveux et ses fesses en forme de cœur
pendant qu’elle soupèse mes couilles
je lui dis « qu’est-ce que tu veux
manger ce soir,
à part moi ? »
ça la fait rire. elle continue sa besogne
moi j’imagine que c’est une autre qui la fait
une autre qui ne le saura jamais, et qui de toute façon ne s’intéresse pas à moi
on baise par procuration, cette autre et moi
enfin moi je la baise
elle ne sait pas
longs cheveux et fesses en forme de cœur est satisfaite
elle croit qu’elle est amoureuse
je lui dis « j’aime » mais je ne lui dis pas qui
ça lui convient
elle se trompe
c’est dommage parce qu’elle est plutôt jolie
et que ses fesses sont en forme de cœur
mais des fesses qu’ont la gueule
de l’amour
mon lit en a vu d’autres
_ _ _
... oui, parce que, faut savoir que Charles Bukowksi est un vieux dégueulasse. ^^
30 janv. 2012
23 janv. 2012
Hiver frileux
19 janv. 2012
Preview : conte humoristico-médiéval illustré
Il s'agit d'un petit conte rigolo qui date un peu (premier prix étudiants du concours de nouvelles "Osez l'aventure*" de la Société des Auteurs du Poitou-Charentes en 2009) et a été tout fraîchement illustré par l'artiste charentais Jean-François Poussard, dont vous pourrez retrouver des dessins et peintures ici :
- série "Le feu et le raisin"
- série "Images musicales"
- série "Réelisme"
Et en dessous, donc, un extrait du livre !
Jim et Trouffi, cheminant sur la route qui menait au donjon, faisaient la causette pour passer le temps.
« J’ai soif », disait Trouffi.
« J’ai faim », disait encore Trouffi.
« J’ai sommeil », disait toujours Trouffi.
« Si tu ne fermes pas ton immonde clapet dans la seconde, je te ligote les mollets, t’enduis de miel et te balance sur une fourmilière », répondait Jim.
Bien que tout les séparât, une grande amitié liait les deux compagnons.
– Dis, honnêtement, t’y vas pour la gloire, pour l’or, ou pour la fille ?
– Aaah, coquin de valet, tu n’y connais rien en chevalerie ! L’honneur seul dicte ma conduite, mais le cœur d’une belle est un objet bien doux, et l’amour, tortueux délice, est toujours prompt à prendre le plus honnête des hommes, lorsque la plus jolie des perles se trouve au fond du filet.
– Paraît que ses problèmes d’acné sont assez épouvantables. J’ai apporté de la crème, au cas où.
– Insolent cuistre, butor sans esprit, comment oses-tu injurier ainsi ma future
dulcinée ? Des excuses, ou c’est le bâton !
– Holà mon bon Monsieur ! Il ne faut point vous fâcher, je ne fais que tripatouiller piteusement mon verbiage, et comme dit si bien l’adage, mieux vaut lécher une botte que se la prendre dans le derrière.
– Il y a un adage qui dit cela ?
– J’en sais rien, mais à tout prendre, je jette dessus mon dévolu, et souhaite que votre pied se satisfasse de mon babillage et n’aille pas vouloir s’élancer dans mon sillage.
– Et ta langue de bois ! Ne crains-je point d’écharde ?
– Votre pied est mon roi, j’ai peur qu’il me canarde.
– Me voilà rassuré, j’avais un petit doute. Taïaut piètre valet, poursuivons notre route.
– J’ai quand même pris de la crème au cas où.
Jim et Trouffi, faisant la causette pour passer le temps, cheminèrent sur la route qui menait au donjon.
* en plus c'est formidable, sur le site de la SAPC, y avait une photo de ma gueule à l'époque... lol ^^
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