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1 nov. 2012
Mémoire de poisson
Un poisson
Un poisson rouge
Rouge, rouge
Perd perpétuellement la boule
Un poisson à mémoire courte
A mémoire
Courte
La distance
La distance entre le nénuphar
Et la petite grotte sous-marine
Qui fait des bulles
Des bulles courtes
La distance
Des bulles
Courte
La distance
Des bulles qui pètent à la surface de l’eau
Pètent perpétuellement à la surface
Eclatent
Rouge
Et éclate le poisson à mémoire courte
Poisson fêlé du bocal
Tourne, tourne, tourne
Un poisson
Un poisson rouge
Au matin
Au matin clair
L’eau fraîche y coule
Au matin
Matin qui coule
Monotone
Jour après jour
Tout après tour
Quand le bocal et le poisson
Fêlé
Qui perd la boule
Rouge, rouge, qui perd
Et qui tourne
Qui perd
Tourne
Et qui
Rouge
Tourne
Tourne
A l’infini
10 juil. 2012
Fulgure: "J'attendrai"
Au carmin de tes lèvres
La rosée de mon sang
A l'ardeur de ta fièvre
Nos murmures d'antan
Revoyons-nous en rêve
Pour rattraper le temps
N'accordons nulle trêve
A nos doux sentiments
Comme d’habitude je caresse la main où j’ai un souvenir de tes dents – tu l’avais recouverte d’un petit baiser, mais toujours les baisers effacent leurs traces pour graver des frissons, tout comme l’écho des plus beaux rires se perpétue à l’infini dans le creux de l’oreille. Je ne t’écris jamais que lorsque le soleil est couché, car je ne veux pas qu’il lise des mots que je réserve à une autre étoile. Quand je pose la plume je suis pâle comme la lune et je regarde le ciel, où scintillent les reflets de ce que mes sens ont imprimé de toi. Je repense au sel, au sable, aux vagues de notre première rencontre, ta peau cuivrée, tes cheveux en crinière, l’au-revoir qui avait de trop près suivi le premier sourire. « Perle » n’est pas ton nom, mais c’est ce qu’il veut dire, et c’est au bord de l'eau que je t’ai rencontrée. Une sirène, tu devais repartir. Moi, trop bien élevé, ai voulu te laisser un souvenir de moi. Comme je n’avais rien, j’ai détaché un bout de mon cœur pour te le donner. J’aurais dû savoir qu’on ne peut pas vivre correctement sans un cœur entier. J’aurais dû prévoir que nos chemins ne se croiseraient plus avant des années. Alors j’écris parce qu’il faut bien faire quelque chose en t’attendant.
Au carmin de tes lèvres
La rosée de mon sang
Perle j'ai pris ta fièvre
Dans ce baiser d'enfant
La rosée de mon sang
A l'ardeur de ta fièvre
Nos murmures d'antan
Revoyons-nous en rêve
Pour rattraper le temps
N'accordons nulle trêve
A nos doux sentiments
Comme d’habitude je caresse la main où j’ai un souvenir de tes dents – tu l’avais recouverte d’un petit baiser, mais toujours les baisers effacent leurs traces pour graver des frissons, tout comme l’écho des plus beaux rires se perpétue à l’infini dans le creux de l’oreille. Je ne t’écris jamais que lorsque le soleil est couché, car je ne veux pas qu’il lise des mots que je réserve à une autre étoile. Quand je pose la plume je suis pâle comme la lune et je regarde le ciel, où scintillent les reflets de ce que mes sens ont imprimé de toi. Je repense au sel, au sable, aux vagues de notre première rencontre, ta peau cuivrée, tes cheveux en crinière, l’au-revoir qui avait de trop près suivi le premier sourire. « Perle » n’est pas ton nom, mais c’est ce qu’il veut dire, et c’est au bord de l'eau que je t’ai rencontrée. Une sirène, tu devais repartir. Moi, trop bien élevé, ai voulu te laisser un souvenir de moi. Comme je n’avais rien, j’ai détaché un bout de mon cœur pour te le donner. J’aurais dû savoir qu’on ne peut pas vivre correctement sans un cœur entier. J’aurais dû prévoir que nos chemins ne se croiseraient plus avant des années. Alors j’écris parce qu’il faut bien faire quelque chose en t’attendant.
Au carmin de tes lèvres
La rosée de mon sang
Perle j'ai pris ta fièvre
Dans ce baiser d'enfant
L'exercice de type "fulgure" impose une taille limite au texte: 1500 caractères --> on peut en découvrir plein par ici! http://www.fulgures.com/
Contraintes pour ce texte-ci : thème "j'attendrai" + placer les mots "carmin", "chemin" et "rire".
30 mai 2012
des petits dessins qu'on m'a donné
Et paraîtrait que je ressemble à...
cet autre petit dessin que j'ai bien aimé aussi
(merci Alice!)
2 mai 2012
1er mai
Mutine clochette blanche
Unis parfum et beauté
Garde les mots qu'on épanche
Utopies énamourées
Et porte bonheur aux hanches
Tiares de la volupté
"Le travail est l'opium du peuple et je ne veux pas mourir drogué."
Boris Vian
Et sinon, tourné il y a un an jour pour jour :
:-)
Boris Vian
Et sinon, tourné il y a un an jour pour jour :
12 févr. 2012
ceci n'a aucun rapport avec la St Valentin
Je l’ai rencontrée sur la plage
Tout juste échouée sur le rivage
Une bouteille et le message
D’un au secours venu du large
Il y avait écrit sur la page
Des mots décrivant des nuages
Une photo de son visage
Et quelques ratures dans la marge
Je me suis jeté à la nage
A la recherche du naufrage
Peut-être vrai ou bien mirage
Je l’apprendrai à ma décharge
* * *
Je l’ai sauvée, pauvre ingénue
A la dérive, le cœur à nu
L’ai blottie au creux de ma main
Pour qu’elle y noie tout son chagrin
Elle alla mieux le lendemain
Prit le premier courant marin
Et dans les vagues disparut
Me laissant seul et éperdu
* * *
Je l’ai retrouvée sur la plage
Une bouteille en échouage
Transportant encore un message
D’appel à l’aide au loin, à charge
Il y avait la même image
Les mêmes mots, les mêmes gages
Je reconnus le doux visage
Qui m’avait laissé à la marge
Mon cœur voulut ce sauvetage
Au risque d’un nouveau ratage
Mais la raison trouva plus sage
D’aller ailleurs prendre le large

En revanche, ça c'est en rapport avec la St Valentin :
http://9gag.com/gag/2668893 ^^
Tout juste échouée sur le rivage
Une bouteille et le message
D’un au secours venu du large
Il y avait écrit sur la page
Des mots décrivant des nuages
Une photo de son visage
Et quelques ratures dans la marge
Je me suis jeté à la nage
A la recherche du naufrage
Peut-être vrai ou bien mirage
Je l’apprendrai à ma décharge
* * *
Je l’ai sauvée, pauvre ingénue
A la dérive, le cœur à nu
L’ai blottie au creux de ma main
Pour qu’elle y noie tout son chagrin
Elle alla mieux le lendemain
Prit le premier courant marin
Et dans les vagues disparut
Me laissant seul et éperdu
* * *
Je l’ai retrouvée sur la plage
Une bouteille en échouage
Transportant encore un message
D’appel à l’aide au loin, à charge
Il y avait la même image
Les mêmes mots, les mêmes gages
Je reconnus le doux visage
Qui m’avait laissé à la marge
Mon cœur voulut ce sauvetage
Au risque d’un nouveau ratage
Mais la raison trouva plus sage
D’aller ailleurs prendre le large

En revanche, ça c'est en rapport avec la St Valentin :
http://9gag.com/gag/2668893 ^^
23 janv. 2012
Hiver frileux
17 déc. 2011
Nocturne
Elle vient toujours avec la nuit
Lorsque le ciel s'enfuit sous cape
Cette impression que l'on s'échappe
Vers un monde éloigné du bruit
Alors tâtonnant on attrape
Quand plus rien ou presque ne luit
L'obscurité où sont les fruits
Mûrissant en fertiles grappes
Pour exprimer des petits riens
Écrire les choses qui sont loin
Coucher sur papier un émoi
Dire à la lune que l'on va bien
Dire aux étoiles de prendre soin
De ceux qu'on voudrait près de soi
_ _ _
pour la lecture : e muets à "elle" (§.1, v.1), "écrire" (§.3, v.2), "lune" (§.4, v.1) et "étoiles" (§.4, v.2)
22 nov. 2011
Le lapin et la belette
D'après Jean de La Fontaine et les Wriggles
Une belette dans son trou nichée
Essayait un nouveau gel douche
Maître lapin par l’odeur excité
Voulut s’approcher de sa couche
« Bien le bonjour, demoiselle parfumée »
Dit le lapin, l’eau à la bouche
« Si ton visage égale ton fumet
Je baise jusqu’à tes babouches »
Flattée, la belle voulut se montrer
Mais n’étant pas très fine-mouche
Dans sa hâte oublia sa nudité
Et dévoila tout à la louche
Maître lapin en fut bien enchanté
Et, certain d’avoir une touche
Il s’empressa alors de l’embrasser
Étant né de lubrique souche
Et la belette se laissa aller
Se montrant ma foi peu farouche
Quant à la suite je ne peux en parler
Désolé de botter en touche
Disons juste que ce fut mouvementé
Sur le tempo d’un jazz manouche
Comme quoi celui qui sait bien parler
Peut lever des saintes-nitouches
_ _ _
Inspirations :
- "Poupine et Thierry" des Wriggles, sympa à écouter
- "Le Corbeau et le Renard" de Jean de La Fontaine, sympa à réviser
Essayait un nouveau gel douche
Maître lapin par l’odeur excité
Voulut s’approcher de sa couche
« Bien le bonjour, demoiselle parfumée »
Dit le lapin, l’eau à la bouche
« Si ton visage égale ton fumet
Je baise jusqu’à tes babouches »
Flattée, la belle voulut se montrer
Mais n’étant pas très fine-mouche
Dans sa hâte oublia sa nudité
Et dévoila tout à la louche
Maître lapin en fut bien enchanté
Et, certain d’avoir une touche
Il s’empressa alors de l’embrasser
Étant né de lubrique souche
Et la belette se laissa aller
Se montrant ma foi peu farouche
Quant à la suite je ne peux en parler
Désolé de botter en touche
Disons juste que ce fut mouvementé
Sur le tempo d’un jazz manouche
Comme quoi celui qui sait bien parler
Peut lever des saintes-nitouches
_ _ _
Inspirations :
- "Poupine et Thierry" des Wriggles, sympa à écouter
- "Le Corbeau et le Renard" de Jean de La Fontaine, sympa à réviser
31 mai 2011
Le dernier regard
Comme il me paraît lointain
Le temps du dernier regard
Que tu m'offrais ce matin
Comme un muet au revoir
Il y a de ça un jour
Un an voire davantage
Tu ne parlais pas d'amour
Car tu étais encor sage
Moi qui ne le suis plus tant
Et à qui tu manques trop
Je me sens un coeur d'enfant
En rêvant à un bientôt
Car peut-être bien qu'un jour
Dans un an ou davantage
Tu me parleras d'amour
Tu voudras qu'on se partage
Je te dirai mon enfant
Je ne le souhaite que trop
Mais ce sera dans longtemps
Car pour l'heure il est trop tôt
Alors je ronge mon frein
Sans pourtant paraître hagard
Grâce au geste quotidien
D'une prière à l'espoir
Le temps du dernier regard
Que tu m'offrais ce matin
Comme un muet au revoir
Il y a de ça un jour
Un an voire davantage
Tu ne parlais pas d'amour
Car tu étais encor sage
Moi qui ne le suis plus tant
Et à qui tu manques trop
Je me sens un coeur d'enfant
En rêvant à un bientôt
Car peut-être bien qu'un jour
Dans un an ou davantage
Tu me parleras d'amour
Tu voudras qu'on se partage
Je te dirai mon enfant
Je ne le souhaite que trop
Mais ce sera dans longtemps
Car pour l'heure il est trop tôt
Alors je ronge mon frein
Sans pourtant paraître hagard
Grâce au geste quotidien
D'une prière à l'espoir
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